Monde Hurlant

Un monde créé pour être parfait puis abandonné.
Un monde remplit de radiations où survivre est difficile.
Un monde qui hurle à l'agonie...
Parviendrez vous à y survivre?
 

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 Shyam Niù • Le génie est un flot baigné par la folie

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MessageSujet: Shyam Niù • Le génie est un flot baigné par la folie   Ven 17 Aoû - 13:14







Le génie est un flot baigné par la folie
Le Docteur Insatiable
Qui suis-je ?

Nom : Niù
Prénom : Shyam
Âge : 28 ans

Orientation sexuelle : Pansexuelle
Métier: Médecin & thanatopracteur
Faction : Voyageurs du ciel
Mutation:
Schizophrénie : Mutation héréditaire ; Shyam voit ses désirs les plus profonds et les plus inavouables, dictés par des voix dans sa tête qui justifient son immoralité.
Sapience : Mutation due à son environnement lui offrant une excellente mémoire. Il peut ainsi se souvenir de tous les chemins empruntés dans les grottes de Windochang et donc, ne jamais se perdre.


Avatar:Oc de LittleUlvar




Description Physique

L’appareil électronique émettait une sonnerie stridente, répétitive, incessante. Une masse remuait sous la couette, agacée par les répercussions de l’instrument contre le bois ébréché ; elle se débattait dans une rixe où Morphée s’opposait au rappel de la réalité quand l’humain s’opposait au textile épais d’une couette moelleuse. D’un geste décisif de l‘index, la masse fit taire la nuisance sonore. Seulement quelques épis capillaires indociles émergeaient du lit. Les minutes s’égrainaient à l‘allure de l’onirisme érotique : la chair pulpeuse des cuisses d’une demoiselle à la rigidité cadavérique. « Docteur Niù ! Debout ! Vite ! Encore un abruti d’mécano qui s’est blessé grogna une voix brisée par une respiration saccadée. »      
Shyam papillonnait du bout des paupières pour rétablir sa vision nébuleuse, encrassée par le sommeil. Un simple grognement las suffit à répondre à l‘affirmative et le rythme diligent du parquet grinçant indiquait la hâte de l’homme à disparaître dans les épaisses parois rocheuses. Cette fois-ci, il lui suffit d’un mouvement pour envoyer la couette hors du ring. Elle bavait au rebord du lit quand lui s‘en extirpait d’un pas chancelant. La nuit avait été agitée par les vices s’ébranlant jusqu’à presser ses viscères, lui susurrant de satisfaire ses fantasques fantasmes jusqu‘à leurs rémissions.  
Les chuchotements étaient incessants. Bruyants. Ils se turent à la vue du reflet de leur hôte dans le miroir. Shyam bascula en avant, se retenant seulement des deux mains qui s’appuyait sur le meuble qu’un immense miroir surplombait. Il avança la tête jusqu’à que son nez touche celui de son homologue miroitant. Ses traits étaient tirés, son teint pâle, ses joues creusées et des poches noires cernaient ses pupilles d’un bleu terne. Une longue chevelure châtain encadrait son visage ovale et terminait sa course à la naissance de son abdomen. Une balafre cillait la barbe qui en dessinait le contour. Il s’agissait-là de la seule marque distinctive qui empêchait le jeune homme d’être une pâle copie des autres hominiens mâles de Meteora. Il pinça sa joue jusqu’à l’étirer de manière grossière avant de grimacer. À vrai dire ; il détestait pouvoir être reconnu, cela s‘avérait dangereux pour ses activités. Il chassa cette pensée néfaste en continuant son inspection ; ses appendices effleurèrent son collier duveteux pour s’attarder sur le bouc formé par un amas de poils qui trônait sur son menton. Instinctivement, il plongea ses doigts écartés dans sa crinière lisse et soyeuse. Il avait cette habitude qui consistait à réfréner ses viles élucubrations par le simple passage rassurant d’une main dans ses mèches éparses. Son nez droit le chatouillait, il le plissa un instant avant de descendre son regard sur ses lèvres fines, striées de petites plaies propres aux camés en manque ; il les mordillait jusqu’à sentir le goût acier dans sa bouche. Fâcheusement, ses pulsions étaient bien plus délicates à assouvir qu’un jet de substance psychotrope dans le sang.  
Il retira la longue chemise en coton qui lui servait de pyjama pour dévoiler des épaules carrées, massives, des clavicules prononcées et des tendons qu‘ils voyaient saillir à la moindre ébauche de rage. Son torse était taillé, sec mais musculeux, marqué par le passage du temps comme de ses tâches physiques. Une esquisse d‘abdominaux dressait son corps et quand il tendit les bras pour attraper de quoi se revêtir, ses côtes saillaient. Shyam était maigre. Son bas-ventre se creusait pour dévoiler son pubis et un fin lacis de poils bruns le reliait à son nombril. Cependant, il n’était pas peu fier de ses bras aux biceps et triceps prononcés et de ses mains calleuses qui trahissaient une vie de dur labeur. Il avait toujours eu une poigne ferme avec ses grands doigts et il aimait le démontrer aux premières rencontres, embusquant habituellement sa véritable personnalité derrière des airs effacés.  
Finalement, il fit glisser son caleçon le long de ses cuisses tout aussi développées mais, elles, couvertes d’une fine pellicule capillaire. Ses mollets étaient soulignés par les nombreuses marches dans les profondeurs abyssales des grottes. Il revêtit d’un dessous propre, d’un treillis en cuir ainsi que d’épaisses bottes. Un bâillement décrocha sa mâchoire quand il fermait la porte de sa chambre, s’apprêtant à affronter l’horreur des hommes dont la chair est ouverte comme une chemise.



Description Psychologique

Dehors, la ville était un véritable organisme vivant et indépendant. Les bâtiments creusés dans la roche étaient reliés par des ponts ; des organes, le foie, les poumons, le cœur, reliés par les tripes, les veines. Les habitants agissaient comme le sang animant le corps d’un être vivant et Shyam prenait part à ce fonctionnement. Auprès de ses collègues, dans les tavernes malfamées, les lacis de ruelle ou lors de ces rares voyages, il avait ces airs de gamin effarouché, triturant nerveusement ses doigts, les pupilles furtives guettant les moindres bruits, les moindres mouvements quand elles n’étaient pas immobiles, inertes. Il serrait avec fermeté la main d’autrui et n’hésitait à prendre des directives, à ordonner, aboyer quand nécessaire, paradoxalement, quand une vie humaine tenait entre ses doigts. Il s’obligeait à avoir cette assurance et ce tempérament calme, diplomate, jamais sa langue ne se déliait de trop ou la colère emportait ses mots. Les mains fourrées dans les poches, il mimait une errance dans ces rues qu’ils connaissaient par cœur, accordant un geste poli à certaines personnes dont les visages lui semblaient pourtant inconnus. La populace le connaissait pour son intelligence, ses réflexions, pour elle, il s’agissait d’un homme mûr, réfléchi, un fin stratège, un excellent médecin et le meilleur thanatopracteur du coin. Malgré une apathie prononcée quant aux relations humaines, le jeune homme en avait pleinement conscience et tentait maladroitement de jouer de son charme autant chez les mâles que les femelles, ses vices ne s’arrêtant guère aux futilités que représentent le genre ou le sexe.  
Lors de ces balades dans la cité, il arborait son altruisme, déliait parfois sa langue dans des conversations érudites et apparaissait comme un homme banal, actif, séduisant mais incroyablement timide et étrange, qui gagnait aisément sa vie. Sa silhouette rongée par les pulsions, les visions cauchemardesques, la fatigue, s’effaçait devant son caractère assuré, son torse bombé, ses épaules galbées et sa maîtrise parfaite des jeux de langue – non sans me permettre ce double-sens cocasse. Parfois, il lui arrivait de laisser transparaître son ego aux besoins omnipotents. Le contrôle, comme les prémices de ses pulsions, l’obligeait parfois à se montrer trop autoritaire ou anxieux, angoissé, tiraillé. Certains, l’ayant vu en période de manque, quand l’envie dépasse l’entendement, ont pu observer un homme tout autre. Nerveusement, il plantait son incisive dans sa lippe, triturait ses appendices, les plongeant dans sa chevelure ou encore, marmonnant, seul.  
Et quand enfin, après la cité, il plongeait dans la profondeur limbique des grottes dont le plan lui apparaissait parfaitement, il devenait un autre homme. Le contrôle se muait en nécessité, en obligation, la jeune personne qu’il avait habilement séduite devenait sa victime, l’altruiste mesuré devenait le violent sadique, il ne réfrénait plus les voix, il les écoutait. L’allégresse ne l’éprenait qu’en satisfaisant ses désirs, qu’en appliquant sa lame, quand le sang versé sur les corps devenait la semence de l’exaltation. Dans ces instants de démence, il se dévoilait : un immense sourire dévoilait ses canines blanches, il était emporté par le rire, l’allégresse, l’excitation, parfois l’adrénaline quand les pas d’inconnus se répétant en écho l’alarmaient. Il ne se sentait vivant qu’en ces rares instants. Son alter-ego mentalement instable prônait une certaine immaturité et s’abandonnait aux pulsions quitte à en devenir impulsif, irréfléchi mais, toujours adroit, sérieux et appliqué, sans quoi, vous n’auriez eu la chance – ou son antonyme, de le connaître.  
En revanche, n’allait croire qu’il n’éprouve aucun remord ! Il est doté d’une conscience qui dénote sa démence, il se haït autant que ses victimes le haïssent dans leurs derniers instants. Les remords le dévorent un peu plus chaque jour mais, il ne s’afflige guère à croire que rien ne pourra le sauver. Les minutes qui s’égrènent ne sont qu’un pas de plus vers sa liberté, vers sa rédemption, vers l’enfermement d’un mutant aliéné par les radiations.  




Biographie

-24 ans, Gaochengshi      
« - T’sais gamin, notre faction se divise en deux grandes parties. Il y a ceux qui désirent faciliter le voyage à tout les habitants de Meteora, de vrais altruistes ! Comme tes parents ! Et il y a ceux qui désirent être les seuls à pouvoir voyager dans l’espace pour devenir des pirates intergalactiques et découvrir les autres peuples, les autres terres, bref, tout ce qu’on sait pas ce qui existe au-delà de par chez nous. T’vois questionnait le vieil homme de sa voix rauque et usé. Une violente quinte de toux secoua sa poitrine.
« - Je comprends grand-père répondit Shyam d’un ton las alors que ses pupilles furetaient au gré des ombres de la chandelle qui baignait la pièce dans des lueurs orangées.
« - Mais moi j’dis, le plus important, c’est de trouver comment vraiment aider les autres, à commencer par les mutants, que tout le monde craint. Ces pauvres gars ont rien demandé. Il faut les aider. Tu comprendrais si tu en étais un mon p’tit ! Le truc, c’est de satisfaire l’Ombre ! L’Ombre, elle vit dans le fin fond des grottes et elle a faim ! ».
Cette fois-ci, il haussa les épaules sans grande conviction. Quand ses parents, des mécaniciens de renommé, étaient trop accaparés par leurs emplois respectifs, il était sous la surveillance de son grand-père maternel qui n’avait de cesse de répéter les mêmes histoires, essayant de convaincre l’enfant de l’existence de chimères errant dans les limbes des grottes. Il écoutait toujours sagement les paroles récurrentes et insensées sans jamais réellement les comprendre. Ce ne sera que bien plus tard qu’il les entendra réellement. Ses jambes engourdies à force de rester à genoux devant le vieillard, il se décida à se lever pour partir gambader dans les environs de Gaochengshi malgré l’heure tardive et les restrictions parentales. Shyam était un effronté qui n‘avait peur de rien et aussitôt que la respiration de son aîné fut lente et régulière, qu‘un petit ronflement s’élevait dans la pièce, il se hâta d’avaler les escaliers de grands pas avides pour se perdre dans les rues de la cité.

***

Il n’en revint que très tard. Son visage dépeignait la mine penaude d’un gamin en retard alors qu’il poussait la lourde porte de l’habitation. Une odeur rance lui fit froncer le nez et l’accalmie silencieuse, haussé les sourcils. Il pénétra la pièce d’un pas hésitant, refermant soigneusement la porte derrière-lui avant de s’avancer à pas feutrés dans l’obscurité. Ses yeux s’habituèrent rapidement à la semi-pénombre par habitude de vivre dans la nébulosité des grottes. Les ombres de la pièce adjacente s’étendaient dans le couloir, dessinant une épaisse masse noire qui ne faisait écho à aucun des meubles que la famille possédait ici. Plus il s’approchait, plus l’odeur nauséabonde était intense, Shyam commençait à comprendre que quelque chose n’allait pas. Son cœur s’emballait, heurtant sa poitrine avec une telle force qu’il semblait vouloir en sortir, il s’arrêta dans l’embrasure de la porte et pencha simplement sa tête pour découvrir le massacre.
Le corps de son père était au sol, écrasé par celui de sa mère et de son grand-père. Les cadavres marinaient dans une flaque de sang qui s’incrustait jusque dans les sillons du parquet. Leurs chairs étaient ouvertes et bavait comme les pans d’une chemise, les viscères jonchaient le sol dans un magma noire et rouge dont l’enfant put déceler certains organes. Ils avaient été exécutés d’une manière barbare et déjà, quelques mouches s’agglutinaient au festin morbide. Un long cri déchira le silence avant que l’enfant ne fasse demi-tour pour quémander de l’aide aux passants. Certains observaient avec curiosité ce gamin hagard qui bafouillait des paroles incompréhensibles où les mots semblaient aussi désordonnés que les organes de ses parents. Ce fut un ami intime de son père qui, alerté par le désarroi de l’enfant, intervint pour calmer le chérubin et régler ce qu’il pensait être une dispute familiale. À la vue des cadavres, il sut immédiatement qu’il s’agissait de Pirates de l’air qui refusaient que l’aéronef soit utilisé par d’autres factions que la leur et qui sacrifièrent donc, les deux meilleurs mécaniciens de la faction par arrivisme.  

-18 ans, Grottes profondes de Gaochengshi
Continue, plus profondément ; tu trouveras l’Ombre ! Les voix grondaient dans sa tête, de plus en plus fortes, de plus en plus menaçantes, comme si l’obscurité des grottes sépulcrales leur donnaient de la puissance. Peu à peu, l’Ombre dont parlait son grand-père défunt lui apparaissait clairement et les voix, sujet récurrent dont il causait, s’immisçaient peu à peu dans son esprit. Il n’en connaissait la raison mais, était bien déterminé à éclaircir les choses au tréfond des lacis de couloirs creusés par sa faction. Personne n’osait s’y aventurer car les Dieux leur interdisaient en sacrifiant les vies des étrangers mais, Shyam n’avait rien à perdre. Plus vite, tu y es presque ! L’obscurité englobait maintenant la totalité des cavernes et le jeune garçon ne voyait pas à plus de quelques mètres devant lui. Il n’entendait que le couinement de ses bottes sur la roche. Tu y es ! Maiiiintenant ! Dans les profondeurs de la grotte ! Englouti par l’Ombre ! Écoute-la, t’enseigner ta mission ; pour te libérer de celle-ci, tu dois lui apporter des cadavres... des cadavres mutilés de la manière dont tu souhaites, exactement comme ceux de tes parents, comprends-tu ?  
« - Je comprends... oui... je crois mais, n’est-ce pas mal ? Interrogea-t-il, seul, dans la grotte où sa voix se répercutait en écho. »
N’était-ce pas mal quand tes parents ont été tués ? N’était-ce pas interdit ? À l‘encontre de toutes les valeurs dont ils t’ont fait part ? Les valeurs d’amitié, d’amour, d’entraide ? Tout ceci n’est qu’un ramassis de conneries mises en place par les sociétés humaines ! Tu vaux mieux que ça ! Nerveusement, il triturait ses doigts, cherchant à démêler la vérité dans l’écho manipulateur qui résonnait dans son esprit malade. Les voix étaient apparues exactement un an après la mort de ses parents, lorsqu’il avait foulé les cités en ruines pour la première fois, lorsqu’il avait frôlé les radiations pour mieux les épouser ensuite.  
« - L’Ombre ne me laissera jamais tranquille si je ne lui obéis pas ? »
Bien sûr que non ! Tu es son jouet, tu es le successeur de ton grand-père, tu te dois de tuer comme il l’a fait durant sa jeunesse ! Les paroles pénétraient son esprit juvénile. Il imaginait son grand-père portant une arme contendante pour assommer des crânes humains jusqu’à les voir exploser comme des fruits juteux. Il était certain qu’il existait un moyen de se défaire de ses voix stridentes qui l’empêchaient de réfléchir.  
« - Dans ce cas, j’obéirais à l’Ombre et je lui amènerais des cadavres mais... il me faudra le temps de me préparer. »
Ce fut ses dernières paroles dans les profondeurs limbiques des grottes. Il arpenta la roche avec difficulté pour s’extirper de ces chemins sinueux. De retour à la surface, ou plutôt dans la cité de Gaochengshi où la lumière était toujours superficielle mais, plus présente, il ruminait les paroles des voix qui s’étaient tues depuis son retour. Il essayait de leur trouver une explication rationnelle : les Dieux seraient-ils en train de lui parler ? Serait-ce les mutations qui aurait engendré de petits démons dans son cerveau ? Ou alors une de ces maladies mentales qui atteignaient la plupart du temps des personnes d’un âge avancé ?  
Une fois chez lui, il se jeta sur sa couche, les mains glissées derrière la tête alors qu’il tentait de réfléchir à l’origine de ces voix et à la mission dont on l’avait affublé. Il n’avait guère le courage de tuer mais, l’envie, elle, le tiraillait. L’envie de voir gicler le sang de ses ennemis, d’ouvrir la chair de ceux qui avaient assassiné ses parents, de voir l’hémoglobine tâcher la roche, ruisseler, lentement. Un sourire en coin étira ses lèvres jusqu’à lui donner un rictus dément.

-10 ans, Gaochengshi
« - Je suis fière de toi Shyam ! Tu m’as toujours écouté avec attention, tu es un apprenti très discret bien que talentueux et sans peur ! Beaucoup aurait vomi tripes et boyaux en observant les cadavres mutilés, les hommes empoisonnés où les femmes battues, violées, bref, toutes les horreurs qu’un médecin thanatopracteur est obligé de voir ! Mais, toi, toi tu as toujours eu du sang-froid, tu t’es toujours accroché et là ! Tu viens de recoudre le pouce d’un mécanicien avec brio ! Je pense que tu seras un remplaçant idéal après toutes ses années de théories et de pratiques ! Félicitations s’exclama un homme bedonnant au crâne dégarni ayant pour uniforme une blouse blanche où s’étaient incrustées nombreuses tâches de sang.  
« - Merci Docteur mais, c’est grâce à votre enseignement et vous savez, je crois que le massacre familial m’a bien aidé à garder mon sang-froid mine de rien puis, je veux vouer ma vie à aider les autres ! » Les aider hahaha ? Tu es médecin pour mieux trouver des corps à donner à l’Ombre mais, tu as raison, il faut mentir, se cacher, s’est ainsi qu’à vécu ton grand-père ! Embusqué derrière un trop-plein de gentillesse et d’altruisme !  
Shyam ferma les yeux un court instant et les voix se turent. Il n’en connaissait toujours pas l’origine et les recherches sur les maladies mentales, syndrome post-traumatique ou tout autre psychose, étaient bien trop peu avancées pour lui permettre de se diagnostiquer. À certain instant, il se laissait même croire qu’il agissait pour le bien : certes, il tuait, violait parfois et mutilait certains patients qu’il emmenait ensuite dans les profondeurs des grottes pour satisfaire l’Ombre - là où personne ne les trouverait ! - mais, il sauvait beaucoup de vies, aussi. Il offrait un équilibre parfait aux Dieux, à la vie, à Météora. Shyam Niù était un homme bien. D’ailleurs, sa réputation se construisait peu à peu dans la cité et quand un enfant se trouvait malade, une femme en train de perdre les eaux ou encore, un homme blessé par une mauvaise rencontre, on venait le trouver malgré son jeune âge.  
De vagues paroles ramenèrent le jeune homme à la réalité. Le docteur lui tendait une main à serrer avec un immense sourire qui haussait ses pommettes. Ils échangèrent une poignée de main ferme qui scellait le début de la carrière du docteur Niù au sein de Gaochengshi et de la terre de Windochang. Malgré ses intentions qui, au départ, étaient mauvaises, il ressentait une certaine fierté à devenir médecin. Son habituelle placidité face à la mort, la torture, au sang et les valeurs altruistes, vestige de son éducation, sauraient finalement être d’une grande utilité à sa faction. Il ne lui restait qu’à trouver comment mettre fin à ses désirs de tueur et à l’écho des voix dans sa tête.

Aujourd’hui, Gaochengshi
Encore une fois, on était venu le chercher dans son atelier, comme il aimait à l’appeler, alors qu’il s’occupait à chercher l’artère d’une vieille dame pour y injecter un produit visant à la conservation du cadavre. Après avoir terminé son minutieux travail, il avait enfilé son tablier ensanglanté en-dessous duquel, il était vêtu d’un treillis et d’un vieux t-shirt en coton usé. Ses bottes chuintaient dans la rue et quand les quelques passants qui y erraient se retournaient vers lui, l’observant dans cette tenue caractéristique ; ils savaient pertinemment ce qui se tramait. Shyam, dans cet accoutrement, était le symbole de la mort elle-même, il l’incarnait comme il incarnait l’espoir et la vie lorsqu’il portait sa blouse blanche. « - De quoi s’agit-il aujourd’hui ? Demanda-t-il d’un ton las. Son métier, les cadavres, les blessés, la mort, la chair qu’il déchiquetait, l’odeur de putréfaction omniprésente, tout cela l’ennuyait profondément. Il cherchait plus que tout, à s’en débarrasser. Il n’aspirait qu’à devenir un médecin hors-pair, sans désir de meurtres, sans voix qui cavalaient dans sa tête.
« - Un homme dont la moitié du corps a été dévorée par une plante carnivore dans la Forêt Noire.
« - Sérieux ? Il y a encore des crétins qui s’y aventurent ? Même les mutants ont déserté le coin à cause de sa dangerosité.
« - Apparemment il recherchait des vestiges de technomagie dans les ruines d’un village humain.
« - Les gens sont inconscients. Enfin, tu pourras dire à la famille, s’il en a, qu’ils ne verront pas le corps. Il doit être dans un sale état. »
Ces sombres paroles illustraient à la perfection le cadavre ou, du moins, ce qu’il en restait. La tête avait disparu pour laisser place à une crevasse titanesque qui dessinait la forme des crocs de la bête. Des marques de brûlures jonchaient le torse et l‘intérieure des cuisses. Le médecin s’accroupit près du cadavre et effleura du bout de l’index ces étranges empreintes.
« - On dirait une brûlure à l’acide. Enfin, je vais le ramener à l’atelier, on ne peut le laisser ici puis, je vais faire disparaître le corps affirma Shyam en hochant la tête, les appendices triturant nerveusement son bouc.  
« - Comme d’hab’ mon grand ! Faudra que tu m’expliques un jour, comment tu fais disparaître les corps hahaha !
« - Un magicien ne révèle jamais ses secrets, non ? Répondit-il d’un ton amer avant de balancer le cadavre sur son épaule non sans difficulté à cause de son poids. » Donne-le à l’Ombre ; tu ne lui donnes plus à manger depuis trop longtemps, bien trop longtemps. Elle a faim... L’Ombre a faim. Un lourd soupir s’éluda de ses lèvres. Cette nuit, il lui faudrait aller dans les profondeurs des grottes pour y déposer un énième cadavre qui pourrirait et nourrirait l’Ombre. Cette idée l’oppressait et pourtant, il ne s’agissait-là, que de sa vie des habituelles et mornes ; sauver, tuer, nourrir.  


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Wanlia Songfire
MessageSujet: Re: Shyam Niù • Le génie est un flot baigné par la folie   Mar 21 Aoû - 14:33

Hello Shyam !

Désolé pour l'attente, pour nous occuper de ta fiche ! Faut dire qu'elle est tellement cool niveau ambiance, qu'on s'est battu pour la corriger ! 8D
Donc, dans un premier temps, j'aime beaucoup Shyam et la dualité qui l'habite et j'ai hâte de te voir le jouer !
Cependant, on aurait besoin d'en savoir un peu plus sur ces offrandes faîtes à l'Ombre, notamment de plus amples informations sur le lieux, comment il y accède la première fois et ensuite, comment fait-il passer les cadavres de son atelier à la grotte sans briser sa couverture parfaite ?

Il ne manquera plus que ça et tu pourras rejoindre la meilleure faction de Météora ! 8D
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Guerrière Fauve
Noa Casadora
MessageSujet: Re: Shyam Niù • Le génie est un flot baigné par la folie   Mer 22 Aoû - 22:02

Salut à toi et bienvenue ! cheers

J'ai aussi quelques questions à propos de tes mutations: la skyzofrénie tient plus de la maladie qu'une capacité particulière suites aux radiations. Et la sapience n'est pas forcément liée non plus... Les voix, si elles ne sont pas totalement rp, ça risque d'être un peu compliqué comme attribut (à équilibrer je veux dire) mais ça peut être possible. Enfin pour le moment tu pars donc sur une mutation plutôt psychique ^^

On peut poursuive par MP si tu préfères.

Bon courage pour les modif' à faire et encore bienvenue !! ♥️

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MessageSujet: Re: Shyam Niù • Le génie est un flot baigné par la folie   

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Shyam Niù • Le génie est un flot baigné par la folie
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