Monde Hurlant

Un monde créé pour être parfait puis abandonné.
Un monde remplit de radiations où survivre est difficile.
Un monde qui hurle à l'agonie...
Parviendrez vous à y survivre?
 

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 Protéger ou bannir: il faut choisir

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Noa Casadora
MessageSujet: Protéger ou bannir: il faut choisir   Ven 11 Mai - 21:37

Voilà plusieurs jours que j'avais reçu un corbeau de Edenia. De William plus exactement. Message qui m'avait pas mal tourmenté et fait réfléchir durant plusieurs heures. Quoique, j'y cogitais encore en aimant pas l'idée. Ce dernier me demandait de lui rendre un "petit" service qui consistait à récupérer sur la plage une exploratrice des Oracles et de l'aider à voyager sur mes terres natales. Cela voulait dire plusieurs choses et aucune ne me plaisais vraiment. La première: je devais accueillir une étrangère ici, ce que ma tribu n'apprécie déjà pas beaucoup, sans parler des autres tribus qui eux ne les tolèrent pas ou très rarement. Ensuite, on me demandait plutôt de les faire partir en les traquant plutôt que les aider à s'installer ou se promener. La seconde: une exploratrice, ça voulait dire qu'elle comptait souiller un endroit sacré pour satisfaire sa curiosité et cupidité. Voler ce qu'elle y trouverait intéressant, soit des trucs impies dont raffolent les continentaux communément appelé: Technomagie. Car ne nous leurrons pas: ce qu'ils appellent explorateurs, ce sont des pillards de tombes, ni plus, ni moins. Et j'allais devoir l'aider en plus... La conduire où elle veut, lui éviter de se faire prendre, fouiller une ruine puis l'aider à rapporter ses trouvailles. Comme si je n'étais qu'une simple exécutant, une manœuvre ou un guide. Bon d'accord, je dénigre beaucoup les explorateurs alors que j'avais participé à une expédition lors de mon pèlerinage mais je n'aurai jamais pensé le faire sur mes terres natales. A l'époque aussi je n'avais pas aimé l'idée au début, pénétrer dans des ruines, chercher des machines... Mais mon groupe s'était montré aussi intéressant que sympathique et petit à petit, j'y avais presque prit du plaisir.

J'étais donc accroupie sur la plage de sable blanc, appuyée sur mon katana pour tenir équilibrée. J'avais pensé plusieurs fois à la situation, à écrire à William que je refusais pour plusieurs raisons, dont une plutôt simple disant que: si j'étais prise avec une étrangère dans un vieux temple, on allait me bannir et me chasser voir même m’exécuter... Ou que je pourrais être amenée à tuer des personnes de mon peuple pour la protéger ce qui me répugnais. Puis j'avais pensé au fait que plus jeune alors que je mourrais de faim, j'étais entrée par hasard dans sa taverne et après une longue discussion il m'avait proposé du boulot car je devais lui inspirer pitié. Puis après plusieurs litiges avec des clients, son père ne voulant plus que je travaille là, il m'avait parlé de ce boulot de pilleurs... D'explorateurs, pardon. Si on faisait les comptes, il m'avait sauvé la vie, nourrie, blanchie et même payé. Je pouvais au moins faire ça pour lui. J'avais donc simplement envoyé un corbeau pour dire que j'acceptais et que si ça tournait mal, il devrait m'embaucher dans sa taverne jusqu'à ma mort. Je ne m'attendais pas à de réponse tout de suite, peut-être même qu'il n'aimerait pas ma plaisanterie. Et j'étais un peu sérieuse malgré tout: si on me chassait d'ici, en plus d'être dévastée il faudrait bien que je trouve un endroit où vivre. Rien qu'imaginer être banni me nouait l'estomac, me demandant même si je n'allais pas en vomir. Penser à ma mère et mon père...

Scrutant l'horizon, j'apercevais un bateau qui approchait, utilisant ma vision d'aigle pendant un instant: j'avais compté plusieurs matelots, vu le capitaine et une femme avec un foulard dissimulant son visage. Stoppant là ma vision pour entendre mon environnement de nouveau. Comme à chaque fois que j’amplifiais un sens, les autres se coupaient et j'avais un petit vertige quand ils revenaient. J'y étais habituée mais c'était toujours un peu étrange comme sensation. Je patientais en me demandant ce que cette voleuse venait faire chez moi, ce qu'elle voulait. Et pourquoi elle ne faisait pas comme les autres intrus? C'est-à-dire se débrouiller sans pleurer de l'aide aux autochtones. Quoique, on était surement pas connu pour notre hospitalité même si on ne rejetait pas tout le monde, disons plutôt qu'on triait les étrangers pour éviter tout problème.

Je me redressais alors, fixant mon chapeau correctement sur ma tête avant d'allumer ma pipe pour y tirer une longue bouffée. Cette histoire ne me plaisait pas spécialement... Une barque était jetée à flot avec quelques passagers à l'intérieur, dans quelques minutes, j'allais rencontrer la personne à qui j'allais devoir servir de guide. La honte. Oui, je me sentais rabaissée et réduite de chasseuse à simple guide touristique. Si en plus elle était désagréable, nul doute que je la passerai au fil de ma lame. Service à rendre ou pas.

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Alyss Scarlet
MessageSujet: Re: Protéger ou bannir: il faut choisir   Dim 17 Juin - 12:55

-Connaissant tes antécédents avec Terra Nova, je préfère te trouver un guide, au cas où les choses tourneraient mal. Enfin.. Je veux dire... Elle connaît ces terres mieux que personne, elle sait où sont placés les différentes tribus, les temples, chaque ruines... Donc... Ça t'éviterait bien des problèmes... Tu comprends ? Tu acceptes ?

Je continuais de le fixer avec la même neutralité depuis qu'il avait commencé à m'expliquer la mission qu'il me confiait. Je n'aimais guère l'idée de travailler en duo, mais ses arguments tenaient la route. Il y avait quelque chose d'amusant à l'entendre donner toujours plus d'excuses, pour un gars aussi influent, ce n'était pas banal de le voir s'écraser comme ça. Du moins, avec les autres, car je lui ai toujours fait cet effet là.

J'acquiesce, bien que ça ne me plaise pas, je n'ai pas le choix. On ne refuse pas une telle occasion : dénicher des artefacts rares et encore inconnus, récupérer des manuscrits essentiels à la compréhension de l'ancien monde... Se faire des thunes monstre.

Ma rencontre avec ce Fleming m'a, par bien des façons, allégé l'existence. Je n'ai plus qu'un seul interlocuteur, qui se montre très sélectif et surtout honnête. Il ne sait quasiment rien de moi, et pourtant, il me fait confiance. Preuve d'idiotie ? Ou de bon sens ? Peu importe. J'apprécie sa discrétion, et son manque de curiosité à mon égard. Il me craint, et c'est tant mieux. Notre relation de respect mutuel me convient. C'est ce qu'on pourrait appeler une relation de symbiose, l'on apporte autant l'un à l'autre.

-Ok super, elle s'appelle Noa Casadora. Le départ est pour demain. Je compte sur toi Scarlet, reviens entière et avec la commande...

C'est ainsi que je me suis retrouvée à louer un cheval pour me rendre à la première ville côtière la plus proche. L'adrénaline du grand départ, l'excitation de l'aventure, la joie de la découverte, tout ça a disparut à l'instant même où je m'apprêtais à embarquer dans le navire. Le pont, reliant la berge au bateau, passait au dessus de l'eau. Sans oublier les deux jours que je passerais à bord. Comment j'ai pu oublier que la mer nous séparait, Terra Nova et moi ? Comment j'ai pu accepter cette mission tête baisser sans réfléchir ? Pffff ça me ressemble tellement.

Je sens mon ventre se nouer alors que je regarde le clapotis de l'eau, j'ai des sueurs froides, je ne maîtrise plus mon corps, l'air iodé me brûle les narines. J'en suis absolument incapable, je ne peux pas monter dans ce transport de l'enfer ! Mais alors que je m'apprêtais à faire demi-tour, un matelot bien costaud me rentre dedans et me force à traverser ce fameux pont. En moins de temps qu'il n'en faut pour dire « Espèce de sale race de goule », je suis à bord. Tout mon corps se crispe, le crétin m'invective mais je ne l'entends même pas, mon cœur raisonne à travers mes tympans. Je vois l'immensité bleu m'engloutir, j'ai du mal à respirer. Mon seul réflexe, m'accroupir et me cacher dans mes bras, comme une enfant tétanisée par son pire cauchemar.

A cet instant, plus rien n'existe. Je ne sais plus où je suis, ce que je fais. Je sens juste mon corps tanguer au rythme des vagues, ce qui me mets mal à l'aise. Je n'entends plus rien, je refuse de voir quoi que ce soit. Je sens une main empoigner mon épaule, et une voix, grave, comme si j'étais dans une bulle. Je distingue quelques mots qui me permettent de saisir le sens de la phrase. Est-ce que je vais bien ? Je suis incapable de répondre, je ne veux pas répondre, si je bouge, je vais me briser. J'entends une autre voix, mais je ne comprends pas ce qu'elle dit. Je ressens des mouvements quelqu'un très proche de moi, mes sens sont en alerte mais je ne peux rien faire... Quelque chose me pique le nez, puis je sens que mon corps est lourd, et c'est le trou noir.


J'ouvre les yeux, complètement vaseuse. Je crois que je suis dans une chambre, enfin, je suis dans un lit dans une pièce ridiculement petite. J'ai la tête qui tourne légèrement, mais c'est assez agréable en fait. Je ressens comme une euphorie, quelque chose qui n'est, vous l'aurez bien comprit, pas habituel chez moi. Je cligne des yeux en examinant la pièce où je me trouve. Quelques bibelots, une chaise et un petit bureau où sont posées mes armes. Mes armes ? Je me redresse aussi vivement que mon état me le permets, et vérifie leur état. Rien n'a changé. Mais pourquoi je ne me souviens de rien ? Qu'est ce que je fais ici ?!

La porte s'ouvre sans que personne ne se soit annoncé, et avec une lenteur qui ne me ressemble pas, je me saisis de mes lames, prête à me défendre.

-Mam'zelle Scarlet, j'vois qu'vous êtes réveillées. Baissez dont ça, z'en aurez pas b'soin. J'me présente, Edward Scoffield, Capitaine d'ce bateau. J'me suis permis d'vous administrer d'la poussière de corail, vu votre état, j'devine qu'vous z'avez l'mal de mer ?

Encore sous l'effet de la dite drogue, j'ai du mal à tout comprendre. Mais j'ai baissé mes armes qui me paraissaient bien trop lourdes actuellement. Je fixe le capitaine, le regard vide, sans expression, quoi qu'un léger plissement au coin des yeux trahis mon incompréhension.

-Z'en faites pas, en voilà d'autre pour supporter l'trajet. Restez ici tant qu'vous voulez, c'est mes appartements.

Il laisse une bourse de cuir à côté de moi sur le bureau et s'en va. A peine la porte se referme-t-elle que j'ai déjà oublié son visage.

J'ai passé absolument tout le trajet à me shooter à la poussière de corail... Je n'en suis pas fière, mais c'était le seul moyen de supporter ce calvaire. La poussière était considérée comme une drogue, mais utilisée comme un médicament contre le mal de mer. Elle rendait l'utilisateur euphorique, somnolant et complètement vaporeux. Autant vous dire que je n'étais pas dans un état très... Présentable. Et que je n'inspirais ni crainte ni dégoût, juste de la pitié et de l'amusement... Répugnant.

Mais le plus dur arrivait à peine. J'entendais tout le monde s'agiter sur le pont alors qu'un gus criait à en perdre la voix « Terre ». Je me suis alors décidée à quitter mon cocon et affronter mes craintes. En fait, j'avais vraiment l'impression de marcher sur un nuage... Tout bougeait autour de moi, et si j'avais des lèvres, je sourirais. Mais je n'avais que mes yeux dont les paupières à moitié closes témoignaient de mon état second.

Une fois à l'air libre, le soleil m'agressait. Le sel me brûlait. Mais en fait, j'en avais rien à foutre. Je n'étais pas à l'aise, alors je restais contre le mur de bois des bâtiments du capitaine, à regarder la terre se rapprocher. J'ai dû reprendre une dose pour réussir à monter dans la barque, tellement, que je luttais plus pour ne pas m'endormir plutôt que contre ma phobie.

Une fois sur le sable chaud, l'épreuve de la mer derrière moi, je me sentais beaucoup plus à l'aise. Mais toujours carrément dans les vapes. Un homme s'approcha de moi, un roux barbu à la carrure presque imposante.

-Miss Scarlet, on vous attendra ici. Si dans 5 jours z'êtes pas revenue, on repartira. Sans vous. Oh, et les effets d'la poussière devraient s'estomper d'ici quelques heures. Mademoiselle Casadora j'présume ? J'vous déconseille de partir de suite. Pour des raisons évidentes.

Super la première impression que je vais laisser...
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Noa Casadora
MessageSujet: Re: Protéger ou bannir: il faut choisir   Mar 19 Juin - 15:31



La barque était enfin arrivée sur la plage. C'était incroyablement long de l'observer et d'attendre ou alors je n'avais simplement pas la patience adéquate. Les marins mirent pieds à terre et aidèrent une femme encapuchonnée à descendre. Ses gestes étaient mal assurés, elle titubait un peu... Trop forcée sur la bouteille durant le voyage ? C'était donc elle la personne que je devais escorter dans la jungle, sérieusement ? Une pochtronne qui tient à peine debout ? Crachant de frustration dans le sable, j'éteignis alors ma pipe pour m'avancer vers le groupe d'étrangers qui venait de fouler la terre de mes ancêtres. D'ordinaire, je les aurai invité à quitter les lieux sans attendre car personne ici n'appréciait les intrus mais aujourd'hui... Je devais les aider à entrer.

Maudissant intérieurement Liam, je saluais les marins et tendis l'oreille pour écouter les discussions. Un roux discutait avec la nana titubante, lui disant qu'ils l'attendraient cinq jours ici avant de repartir avec ou sans elle. Il enchaina sur les effets de la poussière... Elle se droguait ? L'homme me salua, je lui tendis la main par politesse accompagné d'un sourire. Il me déconseillais de partir de suite vu l'état de miss Scarlet. Et bien ça commençait bien... Je poussais un soupire, observant les marins qui jetaient des regards ici et là, un peu inquiets d'être sur la plage, visible de loin. Comprenant très bien qu'ils ne devaient pas aimer l'idée d'être exposé quand on connait les rumeurs sur l'hospitalité de Terra Nova.

"Vous pouvez y aller. Je vais m'occuper d'elle... Est-elle accrocs à cette poussière que vous avez cité ? Car si tel est le cas, va falloir m'en fournir pour qu'elle se drogue durant son séjour même si l'idée ne me plait pas, je préfère avoir une camée défoncée qu'une camée en plein sevrage qui va me taper des crises d'angoisses en pleine jungle."

Je tendais déjà la main pour qu'on me donne la drogue mais le marin expliqua qu'elle avait simplement le mal de mer et qu'ils lui avaient fournit un "remède" pour supporter le trajet. En avaient-ils profité pour abuser d'elle ? Enfin, que ce soit le cas ou non, cela ne me regardait pas vraiment. Je me contentais donc d'un regard de mépris pendant qu'ils remettaient la barque à flot.

Prenant alors l'encapuchonnée par l'épaule, je l'invitais à marcher pour m'accompagner. N'y allant pas avec douceur, je la poussais un peu pour marcher. Jouer la babysitteuse avec une malade puis lui servir de guide... Je rongeais mon frein de frustration. Après quelques minutes, je nous avais conduis à l'orée de la forêt, proche de gros rochers pour nous y dissimuler. Je l'avais assise dans le sable, inspectant les alentours par mesure de sécurité. Après mon petit tour, je revins vers elle, la voyant toujours dans un état second. Il ni avait pas moyen de l'aider à aller mieux ?

M'accroupissant, je déposais mon paquetage par terre. Fouillant dans le sac pour sortir de la viande séchée ainsi qu'une outre d'eau que je lui tendis.

"Tiens, mange et bois, ça devrait te faire du bien j'imagine. Ensuite tu m'expliqueras exactement ce que tu es venue chercher ici qu'on puisse commencer les recherches."

Droit au but, ne cachant pas le fait que cette situation ne me plaisait pas.



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